Vendredi 12 Septembre 2008
Les oubliés du 11 septembre
Par Elise, Vendredi 12 Septembre 2008 à 22:15 GMT+2 dans Ce qui me concerne
Hier nous étions le jeudi 11 septembre. Cette date vous rappelle vaguement quelque chose?
C'est normal.
Hier soir, un peu par hasard, je suis tombée avec ma mère, sur un documentaire de la chaîne LCP sur "les oubliés du 11 septembre", ceux qui ne sont pas morts tués par les avions percutants les twins.
Ces oubliés sont tout autres. Ce sont les pompiers venus secourir les personnes, les policiers, mais aussi les travailleurs ou volontaires qui ont passés des années (et ce n'est pas fini) à fouiller et déblayer le "ground zero".
Le nombre total de ces personnes est évalué à 40 000. Ces individus auxquels le gouvernement avait bien sûr "promis, juré" qu'il n'y avait aucun risque à travailler dans cette zone sinistrée.
Aucun risque. Seulement aujourd'hui 70% d'entres elles, oui vous avez bien lu 70 %, sont malades, très malades.
Une bonne centaine de personnes sont déjà mortes.
Des hommes et des femmes qui par devoir envers leur métier mais aussi envers leur pays, ont passés des heures, des jours, des mois entiers sur ground zero.
Le témoignage qui m'a le plus marqué est celui d'un homme, père de deux enfants, qui depuis quelques années et suite au 11 septembre vit un enfer. Tenez vous bien : Il a perdu la vue de l'œil droit, a du se faire opérer des poumons et des reins, a développer une terrible arthrose au niveau des genoux et peut à peine marcher. Il a développer un diabète grave, de l'asthme et de l'hyper tension. S'ajoute à cela de nombreuses terreurs nocturnes.
Cet homme (God bless América...) a été gentiment remercié par son assurance santé, déclarant qu'il coutait trop cher. Il a demandé le "medicare" aide prévue pour les plus pauvres et les plus âgés. Mais il n'était malheureusement pas assez pauvre. En effet, pour 4 personnes, sa femme touchait l'équivalent d'un peu plus de 600 euros par mois.
Et il n'est pas le seul. Un homme expliquait comment son fils avait été terrassé par une tumeur dont les médecins disaient qu'ils n'en n'ont jamais vu d'aussi énorme et agressive.
Certains autres étaient seulement obligés de vivre avec une aide respiratoire continuelle, mais tous faisaient ce même et triste constat.
L'Amérique est un grand pays, un pays où les hommes et les femmes sont particulièrement patriotes. Un pays qui a été ébranlé par cette attaque.
Mais aussi un pays où l'on a laissé aller plus de 40 000 personnes trifouiller des amas de poussières et de déchets extrêmement dangereux avec de simples petits masques en promettant qu'il n'y avait rien à craindre.
Un pays qui à acclamer en héros (et ils le sont aussi c'est vrai) les pompiers et policiers morts en essayant de sauver des vies, mais qui a oublier les autres. Ceux qui sont encore vivants et qui aujourd'hui sont dans l'incapacité d'exercer leur métier, ont à peine de quoi vivre, ne peuvent pas se soigner et souffrent le martyr.
A ces derniers le gouvernement refuse catégoriquement de donner la moindre aide financière.
Il répond officiellement que tout cela n'a rien à voir avec le "ground zero".
Les aider reviendrait à reconnaître qu'ils ont menti à l'époque.
On ne peut pas, bien sûr, en tant que gouvernement, reconnaître un mensonge mettant la vie d'honnêtes citoyens en péril.
Alors on se tait et on les laisse mourir dans la douleur.
Heureusement, l'honneur du pays est sauf.



Comme quoi mes craintes n'étaient pas
fondées.






